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 Sonate à l'Orage [Pv Léandre]

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Aya Hoshi
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MessageSujet: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Mar 1 Sep - 16:47

[J'espère que trouveras de quoi t'inspirer Wink]


    Ma vie se poursuivait dans une cadence monotone. Bien qu'elle était moins banale que celle de certains, je me sentais lassée par le moindre de mes gestes. Songeuse, je saisissais une de mes mèches qui se balançait devant mes yeux pour l'écarter de mon champ de vision. L'idée de me distraire m’avait séduite. Les bruits agressifs de l'internat m'agaçait. Mon instinct m'a guidé dans ce coin. Éloignée de la turbulence urbaine, je me sentais sereine. Pas un chat ne rodait dans le coin. Bientôt, l'Orgue de la vie prendra son ampleur. Comme tout les jours, il éveillera mon âme peu à peu. Sensible à la virtuosité du maître, je me couperais de cette solitude nocturne que les ténèbres partagent avec nous chaque soir. Mais pour l'heure, seul le bruit des arbres me sollicite de leurs compagnies. Quelques grillons manifestaient leurs joie dans un coin d'herbe. Les lucioles dansaient dans le ciel opaque.

    C'est une nuit aux attraits normaux. Rien d'extraordinaire, excepté cette pluie abondante qui décime les environs ce soir-là. Appuyée contre un des réverbère de la rue, je contemplais les astres dans leurs somptueuses parures. Fleurs épanouies d'or et d'argent, elles illuminaient le ciel ténébreux et accompagnaient la Lune dans son règne. Le ciel déchaîné montrait son mépris. Ses vents se brisaient silencieusement contre les murs, négligeant la grâce et la magie habituelle qu’ils possédaient dans chacun de leurs mouvements. De mes yeux de bleu pâle, je contemplais cette sauvagerie. Sous la pluie, ma pauvre âme chancelante résistait à Eole, le Vent dans sa splendeur. Ainsi que Zeus qui développé sa colère à l'horizon. Un sourire satisfait s'étira sur mes lèvres. Oui, j'aime l'orage. Il anime mes sentiments, il me rend sereine, il m'abandonne un à un quart d'heure de douceur.


      Quel temps charmant ! Murmurai-je ravie de ces perturbations météorologique.

    Bientôt les éclairs fendirent le ciel. Le tonnerre accompagnait cette colère avec autant de farouchement. Distraite, mes intentions étaient tournées vers mes pensées. Mon corps de marbre ruisselait sous l'averse féconde. J'étais trempée de la tête aux pieds. Mais aucun soupir de mécontentement ne sortit de mes lèvres. Seule la mélancolie illuminait mes yeux. Je portai ma main droite à mes yeux, un pigment rougeâtre imprégna mes doigts fins. Mon maquillage coulait, donnant un air encore plus tragique à ma personne. J'essuyais d'un revers de manche les traces, mais le résultat fut déplorable. Alors, je leva mon visage vers le ciel assombrit par la mauvaise humeur. Des grosses gouttes d’eau ne s’écrasèrent sur ma peau pâle. Un sourire de satisfaction s'esquissa sur ma bouche, mes traits s'adoucirent peu à peu quittant la neutralité que je portais souvent. Et mes yeux portèrent enfin leur attention sur le spectacle de l'orage.

      *Si j'étais encore humaine, j'aurais déjà attrapé la crève* pensais-je tranquillement.

    J'étais sans doute la seule créature à pointer son nez dehors. La seule à avoir négliger le parapluie. Mais si c'était pour faire paratonnerre, inutile. Seul un manteau noir m'évitait la douche totale. Quel heure est-il ? Neuf heures ? Dix Heures ? Je ne sais pas. J'ai oublié ma montre par mégarde. Tant pis, je me contenterai des étoiles comme repère. J'ai tout mon temps devant moi. Ce n'est que le début de ma journée après tout.
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Léandre Ravenclaw
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Mer 2 Sep - 9:27

La soirée était plutôt calme à Majutsu, une soirée tout à fait ordinaire. Je me suis retrouvé dans ma chambre, à parcourir les pages encrées d'un livre emprunté au hasard à la bibliothèque. Ici, j'avais trouvé la sécurité, la chaleur d'un foyer. Et pourtant...Je n'étais pas pleinement satisfait. Quelque chose manquait. Certes j'avais toujours connu cette solitude douce-amère, ce silence pesant, mais aujourd'hui j'étais agité. Qu'est ce qui me rendais si nerveux ? Peut-être étais-je ici depuis trop longtemps ? Après tout, je n'étais jamais resté plus d'un mois au même endroit. Serait-ce mon envie de voyage qui me taquine ? Conscient que je serais incapable de lire un mot de plus, je referme le livre en poussant un soupir. C'est inutile de continuer, quelque chose d'autre occupe mon esprit pour l'instant. Mes yeux ocres se hasardent un moment sur la petite fenêtre de ma chambre. Qu'est ce que la nuit est belle....Malheureusement je ne peux distinguer les étoiles ce soir. Le ciel est bien trop couvert par de lourds nuages. Ah la nuit... Je pourrais te chanter une ôde. Ton charme mystérieux qui nous envoûte, tes ténèbres intimes qui nous enveloppent, ton chant nocturne qui nous berce...J'en suis tombé amoureux il ya bien longtemps. Hélas peu de gens t'apprécient à ta juste valeur. Ils profitent de ton ombre pour commettre des crimes odieux, laissant la douce et innocent lumière des étoiles pour témoin.

Sans m'en rendre compte, je me suis déplacé jusqu'à la fenêtre, pour poser mes doigts contre la vitre glacée. La nuit...C'est vrai, je n'ai pas eu de vol nocturne depuis un bon moment. Est-ce cela qui me manque ? La mélancolie des mes échappées nocturnes, sentir le vent sous mes ailes, dissimulé par l'obscurité noble et glaciale de la nuit ? Peut-être...Sans plus de réflexion, je revêt à mon tour mon manteau sombre avant d'ouvrir la fenêtre et de m'enfuir comme autrefois. Je n'ai jamais su expliquer ce phénomène. Comment je pouvais me rétrécir et comment mes bras se changeaient en ailes. En fait, il y a un tas de choses que je ne peux ni expliquer, ni même comprendre.
Soit, je volais désormais, sous ma forme de corbeau. Il n'y a rien de plus grisant que de sentir le vent porter vos ailes, que de laisser l'esprit de la nuit vous envahir... Tout vous paraît simple, instinctif. Le charme nocturne opéra sur moi. Tous mes soucis, mes mauvais souvenirs disparurent. j'étais un corbeau et je prenais du plaisir à voler. Peu à peu, je remontais, traversant ces lourds nuages qui me couvrirent de rosée. Une fois en haut, un spectacle époustouflant s'offrait à moi. En dessous, se dessinait une lande infine de nuages cotonneux, au dessus un tapis d'étoiles me couvait du regard, tandis que qu'un croissant de lune étincelant semblait m'ouvrir les bras. Le temps que j'ai passé fut difficile à évaluer. Au but d'un moment, je sortis de cete espèce de transe. Où étais-je ? Je ne pouvais distinguer le sol. Je me laissais retomber traversant de nouveau ces nuages sombres et humides pour redescendre sur terre.

Là dessous, les éléments se montraient moins cléments. Je me retrouvais sous une pluie torrentielle secouée par des violentes bourrasques de vent. Ce n'était pas très bon. Je ne pouvais pas décemment voler dans ses conditions. Je piquais donc à tout vitesse vers une rue peu fréquentée - enfin vu ma précipitation je ne pouvais pas m'en assurer complètement,( mais qui pouvais rester dehors par un temps pareil ?) - et je retrouvais forme humaine avant de toucher le sol. J'avais eu chaud. Au moment où je me relevais, un éclair fendit le ciel. Dire que j'aurais pu être transformé en poulet grillé...Je regardais autour de moi. Je reconnaissais l'endroit, c'était la ville, non loin de l'internat. J'avais déjà eu l'occasion d'y faire un tour. Les lourdes gouttes de pluie s'écrasaient sur moi, m'inondant par la même occasion. C'était un sale temps, mais j'en avais déjà connu d'autre. Le désavantage lorsqu'on voyage beaucoup et sans abri, c'est de se retrouver dehors avec un temps pareil. J'avais toutes les chances de tomber malade, mais quand on a pas le choix...Et puis j'aimais la pluie. Je sentais l'eau couler sur moi, glisser lentement le long de mes traits. Je me fichais d'être trempé et d'avoir froid. Je me fichais que mes cheveux noirs se collent contre mon front, que mon manteau entrouvert laisse le vent glacial s'infiltrer à travers mes vêtements jusqu'à ma peau. Quand je voyais les éclairs scinder le ciel en morceaux, la fureur des éléments réunis, je me sentais apaisé. La tête levée vers le ciel, j'étais fasciné par cette beauté dévastée et destructrice. Une nuit d'orage....
Cela raviva des souvenirs douloureux. Celle d'une nuit chaotique et pluvieuse. Celle d'une découverte effrayante. Je ne peux pas m'empêcher de souvenir de la terreur, de leurs visages, de leur regards si vides, si morts, comme le mien aujourd'hui...Je n'arrive pas à oublier. Nous n'étions que des enfants ! Cette espèce de cellule glauque m'a laissé partir mais un garder un morceau de moi. Mes yeux se perdent dans les profondeurs célestes, couleur d'encre noire.


- Pardon..., murmurais-je dans un souffle douloureux.

Je baissais la tête, enfonçais mes mains de mes poches et je me fis violence pour avancer. Un pas devant l'autre, ce n'est pas si difficile Raven ! Ce tourbillon de souvenir me fait mal. Il affole les battements de mon coeur alors que je le croyais fait de pierre. Et pourtant j'ai mal...C'est atroce. Je me sens déchiré. Pourquoi n'ais-je rien fait pour les sauver ? Toujours ces mêmes questions, cette même culpabilité. Tu n'es qu'un lâche Raven, comme tout ceux que tu as méprisé. Mes pas s'accélèrent vers une direction inconnue et mes poings se crispent dans mes poches. La douleur et la colère que j'éprouve envers moi-même, me ramène cette amertume, cette sensation d'être oppressé. J'ai marché, d'abord furieusement puis plus lentement, au fur et à mesure que la douleur s'estompait pour laisser place à la mélancolie. C'est alors que j'aperçu quelqu'un. Une femme à la pâleur et la beauté égale à celle d'une statue. Elle était appuyée contre un réverbère et observait le ciel. En la voyant je me suis arrêté net et je l'ai contemplée. Comme on contemple les étoiles, sans trop savoir pourquoi. La seule âme dehors, sous la pluie. Un éclair à de nouveau déchiré le ciel accompagné de son tonnerre assourdissant. Je n'étais pas très loin d'elle, mais je n'osais faire un pas de plus. Seuls ses lèvres et son maquillage laissaient quelques traces de couleurs sur son visage. Ca et ses yeux d'un bleu profond. Je me demandais si elle était réelle. Bien qu'elle souriait, elle semblait presque evanescente. Je voulais en avoir le coeur net, un peu hésitant, j'avançais prudemment et je m'adressais à elle.


- Que faîtes vous dehors par un temps pareil ?
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Aya Hoshi
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Dim 13 Sep - 10:03


    C'est si calme. Les mortels se sont assoupis dans leur fatigue. Dans leur couette, leur lit douillet, leur coin paisible, ils se sont endormis pour la nuit. Pour un moment, abandonnaient aux rêves et aux cauchemars épanouis. J'aimerai connaître le sommeil. J'aimerai sentir le poids du sommeil sur mes épaules. J'aimerai mettre un terme à cette existence morne et éternel. J'aimerai goûter à une vie de mortel. Mais je ne peux pas. Tu le sais bien Aya, tu n'es pas humaine. Les humains ne sont que des proies pour toi, des êtres naïfs sans intérêt. Ils naissent, vivent et meurent. Il y en a toujours un pour remplacer l'autre. C'est triste. Mais tu le sais. Après cela fait plus de quelques centaines d'années que tu es témoin de leur vie. Plongée dans une nuit pluvieuse, je songeais à toutes ces choses sans réponses et sans intérêt. J'essuyai une fois de plus mon maquillage d'un revers de manche, laissant une vague trace sur mon passage. Tant pis si mes yeux ne sont poudrés, je resterai ici pour profiter de cette pluie, de ces derniers instants sombres et mélancoliques. Te souviens-tu de cet enfant qui sautait dans les flaques d'eau ? Te souviens-tu de cette mère qui fredonnait à voix basse près de son joyeux garnement ? Tu t'en souviens ? Tous ces sentiments tendres que tu ne connaîtras jamais. Tais-toi. Je ne veux plus t'entendre. Tu es mort. Tu n'es pas plus mon père.

    Cette voix m'agace. Je l'entends souvent, elle m'est étrangère. Elle se dit être mon père. Mais il est mort. Tout comme les autres. Je m'embrouille. Une autre voix se mêle. Une voix étrangère, masculine, couverte par les crépitements de la pluie. Je levai les yeux vers l'inconnu. Mais je ne voyais rien. C'est flou, j'aperçois seulement une tache sombre au centre. Surprise, je portais mes mains à mes yeux pour comprendre le défaut. J'étais aux bords des larmes. Pourquoi ? L'incompréhension de mes pensées ? Cette nuit humide qui me touchais ? L'absence d'un père ? Je ne sais pas. Une fois de plus, je reste muette à mes propres questions. Que disait-il déjà ? Je crois m'en souvenir. J'aurai pu l'ignorer et reprendre mon chemin. Mais non, je suis restée là. Je suis restée adossé contre le réverbère. Absente de tout mouvement, seuls mes yeux exprimés mes sentiments. Alors que mes questions s'éloignaient, un poids invisible s'envolait. J'ai fermé mes yeux un court instant... Quelques secondes avant que j'aperçois cet inconnu. Un être sombre que j'observai avec un air vague.


        " Il pleut bien aujourd'hui... " Murmurai-je d'une voix absente.



    N'avais-je rien de mieux à dire ? C'était les premiers mots qui m'étaient venus à l'esprit à vraie dire. Et sans réfléchir, je les jetais à l'eau. Ignorant la question de cet inconnu par inadvertance. Mais tout est si flou, même les bâtiments semblent se tortillaient devant moi comme des serpents. Les quelques points de lumières prenaient une teinte rouge. Berçait dans mes illusions et mes pensées éphémères, les sons s'embrouillaient dans un écho lointain. Hésitante, je fermai les yeux pour chasser ces troubles visuels. Que ce passe t-il ? La rose entrelacée dans mes cheveux perdait ses pétales peu à peu. Un pétale s'envola dans la fureur de la tempête. Puis un autre se détacha pour le rejoindre vers l'inconnu...
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Léandre Ravenclaw
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Ven 18 Sep - 20:04

La tempête faisait rage. Moi-même, je pouvais difficilement réprimer le frisson qui me parcourait l’échine lorsque le vent glacial fouettait ma peau recouverte d’une pellicule d’eau glacée qui tentait visiblement de s’infiltrer dans chacun de mes pores. Et malgré cela, la silhouette féminine restait droite et digne, comme s’il ne s’agissait que d’une simple rafale de vent. Je remarquais que son regard s’était posé sur moi, sans réellement me voir, sans me répondre. Était-elle un fantôme ? A moins que ce ne soit mon sort…Cet air vague et lointain peignait une sorte de tristesse sur son visage. Si triste, si beau…Enfin je le croyais, la pluie battante m’empêchais d’être sûr de quoi que ce soit. Dès lors j’avançais légèrement d’un pas. Néanmoins rien ne vint, pas une réponse, à peine un regard. Je n’existais pas. A ce moment là j’aurais voulu esquisser un sourire narquois. Ce que je peux être stupide parfois.J’étais transparent, rien de plus normal. Je décidais donc de laisser l’inconnue à ses pensée profondes. Je ne souhaitais pas l’importuner d’avantage. Retourne toi Raven et va-t-en. Tu n’es rien qu’une ombre de plus dans un monde déjà noir. Tu penses pouvoir changer ? Tu penses pouvoir aider les gens. Tu n’es même pas capable de t’aider toi-même…Pitoyable, voilà ce que j’étais. Et trop faible pour pouvoir abandonner complètement mes illusions. Néanmoins je gardais une pensée pour cette inconnue au regard troublé. Tant de gens qui souffrent…Parfois j’ai l’impression d’entendre leurs cris, leurs plaintes, se mêler aux miennes. Chantons donc en canon cette ôde à la solitude et à la souffrance ! Hurlons à la lune comme des loups solitaires ! Hélas je n’étais pas aussi hardi. En fait, j’avais seulement envie de partir, tourner les talons avec le gout amer d’une défaite qui de tout évidence ne pourra jamais être évitée. Encore une autre. Un dernier regard, un dernier hommage à l’orage qui reflétait mon chaos intérieur, ma lutte éternelle puis je choisis de fuir une fois de plus. De rentrer m’abriter quelque part n’importe où pour profiter du spectacle un air absent et me rappeler des autres nuits d’orages. De songer à celles qui arriveront, ainsi que de mes innombrables échecs. Désespérer, le regard dépourvu de lumière…Condamné aux ténèbres et à s’y complaire. Voilà ce qui aurait du se passer si un évènement inattendu ne s’était pas produit.

Je n’ai pas compris. D’abord ce fut vague, léger, discret. Une légère odeur de muguet mêlée à celle de la pluie. Je ne m’en préoccupais pas d’avantage, soupçonnant une autre illusion de mon esprit visiblement détraqué. Ensuite l’odeur se fit plus forte, devenant un parfum entêtant et envoûtant. Des gardénias sous la pluie. Ainsi qu’un million d’autres choses plus délicieuses les unes que les autres. Des notes subtiles de chèvrefeuille et de jasmin…Ce parfum capiteux ma plaisait, me montait délicieusement à la tête. D’où venait-elle ? Je n’avais alors plus aucun autre désir que de découvrir sa provenance. J’étais charmé, envoûté par cette odeur qui devenait peu à peu un opium mystérieux. Je me retournais vivement. J’oubliais tout le reste, le froid mordant, la pluie qui me collait à la peau, la fatigue, la lassitude…Désorienté par ce parfum exquis, j’avançais maladroitement pour en trouver la provenance. Mes pas hasardeux me menèrent vers la jeune femme de tout à l’heure, d’une beauté sculpturale, et toujours aussi touchante par sa détresse intérieure. J’avais du mal à raisonner, à me contrôler moi-même. Je voulais me droguer à cette odeur de gardénias, la respirer pleinement qu’elle fasse vibrer tout mon être de bonheur. Plus je m’approchais de cette jeune femme, plus l’odeur était présente. Comme si elle l’enveloppait. Moi j’avais l’impression d’être un vulgaire moucheron attiré par une brillante lumière. Sa beauté, son odeur me rendait indigne d’exister. Cependant je ne pouvais pas m’empêcher de désirer posséder ce parfum, alors qu’ironiquement, c’était ce parfum qui me possédait….
Je remarquais cette rose, comme accrochée à ces cheveux. Plus qu’un petit mètre nous séparait. Et alors qu’une partie de moi-même me suppliait d’arrêter cette folie, l’autre fascinée, se laissait dicter ses actes docilement par le murmure séduisant et imperceptible de cette fleur, de cette odeur.

C’était étrange, ce sentiment d’excitation qui n’avait cessé de croître. Je me laissais conduire par mes instincts. J’aurais dû faire quelque chose mais toute lutte était vaine vu qu’une partie de moi était devenue consentante de cette manipulation tacite. Je vis ma propre main s’élever. Elle tremblait. De froid ou de fébrilité ? Je me sentais comme ivre…Mes lèvres qui m’avaient parues tétanisées laissèrent échapper un murmure, tandis que mes iris jaunes se fixaient inexorablement sur l’objet de mes désirs : cette fleurs aux pétales si délicats.


- Quel est…ce parfum… ?

Je m’en imprégnais volontairement, cette douce odeur me rendait ivre, avec mon consentement. Ce qui était le plus perturbant dans toute cette histoire. Ma main laissée en suspens se dirigea vers la rose accrochée aux cheveux de soie de l’inconnue. Ce geste était tout à fait inconsidéré, inhabituel. Et avec délice, mes doigts effleurèrent la cible alors que le reste de mon corps esquissait le geste de s’en approcher d’avantage.


Dernière édition par Léandre Ravenclaw le Dim 4 Oct - 17:03, édité 1 fois
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Aya Hoshi
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Ven 2 Oct - 18:56

[Désolé d'avoir si tarder de répondre, j'avais très peu de temps à moi :s, de même le poste n'est pas terrible.]

    Je mis un certain temps avant de rompre les charmes odorants de mes roses. Un certain avant de voir qu'un être humain s'était avancé au gouffre de la mort. Qu'il aurait pu mourir, une telle intention me fit frémir d'horreur. Depuis quand les humains préoccupaient mes pensées ? Quel est ce geste si aimable de ma part ? Je baissais les yeux perplexe, un bref moment sur les flaques d'eaux qui m'entouraient. Mon reflet luisait à travers l'eau. Mon état était sans aucun doute déplorable, humiliant, néfaste, mais je restais digne de ma beauté éternelle.

    Il pleut. Il pleut. Il pleut.
    Il pleut comme toujours, comme chaque jour, chaque instant, chaque moment. Mon esprit est un désert où réside le néant et la frustration. Il pleut ce jour-là. Parmi les grains de sable, roule une perle liquide, une amère pensée nourrit pas l'absurdité. Mon existence est une absurdité. Gâtée par le poison répandu dans mes veines, gâtée par des illusions bien trop belles, gâtée par la vanité, je demeurais un fantôme du passé. Oublié et à la fois gravé par chaque être possédant une âme. Une larme roula sur ma joue. Une larme de colère sans doute, d'incompréhension peut-être, de tristesse jamais. J'ignorais les lois du temps, j'ignorais le monde et les lois des dieux. Pénombre de minuit où dansent les démons de nuit. Ta danse macabre ensorcèle mes pensées, elle envenime ma bonté... La nuit est mon sanctuaire, ma raison de vivre et de subsister à travers le temps....

    Encore cette voix inconnue qui transperce le silence. Puis mes prunelles pâle d'un bleu glacé se posèrent sur le visage du
    jeune homme qui s'était rapproché. Mais difficile d'en tirer un verdict, mon esprit était bien trop occupé. Ce parfum indétectable qui se mêlait à l'humidité, était un poison de mauvais augure. Point mortel pour l'instant, mais désagréable au bout d'un moment. Enfin, je daigne à me déplaçais. Je fis trois pas à ma gauche de façon à être décalé de celui-ci et d'une voix à peine perceptible je répondis avec amusement :

    - C'est une illusion de ce monde parmi tant d'autres...

    Mes lèvres tracèrent un sourire narquois.
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Léandre Ravenclaw
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Dim 4 Oct - 17:38

[ Pas grave, tant que tu me réponds]

Le bruit de tonnerre, tantôt assourdissant, me paraissait lointain. Mes questions, mes pensées discordantes avaient bien assez tôt envahi cet espace silencieux. Comme une douce musique s’élève dans les airs. Ah quelle était cette douce odeur qui me rendait fou ? J’aurais tellement voulu savoir. Comme c’est délicieux de laisser libre cours à ses instincts, comme c’est simple d’arrêter de se tourmenter. Ah quel est cette essence de bonheur qui m’attire ? J’imagine que si j’avais su la vérité, j’aurais moins loué cette jeune femme. Effectivement j’ignorais que cette attirance n’était qu’un piège déclenché – peut-être involontairement – à mon adresse. J’appris bien plus tard que l’issue aurait pu m’en être fatale. De la même façon que de vulgaires moustiques sont attirés par la lumière si brillante, si captivante, fascinante des flammes, pour enfin se consumer littéralement en elle. Après mûre réflexion c’est une belle mort, vous ne trouvez pas ?
J’étais si proche de la jeune femme que je pouvais distinguer sa pâleur de marbre, l’intensité profonde de ses yeux bleus, ses lèvres, les gouttes de pluie qui coulaient lentement sur son visage immobile dans une sorte de dignité mélancolique. Un chef-d’œuvre. Je n’avais d’yeux que pour cette inconnue, son parfum qui m’avait envoûté, alors que mes doigts d’ordinaire si timides, se hasardaient sur une mèche de ses cheveux, tandis que mes lèvres laissaient échapper des paroles presque dépourvues de sens. Alors qu’elle esquissait quelques pas de côté, aussi gracieusement qu’une danseuse, ses lèvres esquissaient un sourire narquois, tandis que sa voix me parvint, evanescente. « - C'est une illusion de ce monde parmi tant d'autres... »

Soudainement j’avais retrouvé mes esprits. Son parfum ne me parvenait plus. Je percevais de nouveau les plaintes, le rugissement des éléments, ainsi que le clapotis continu de la pluie. Je la sentais de nouveau sur moi, glaciale, humide, coulant le long de mes cheveux, de ma nuque et de ma mâchoire. Je fus pétrifié par ce retour à la réalité, si violent, comme si quelque chose en moi avait été déchiré, rompu. Adieu bonheur éphémère. Adieu illusion bien-aimée. Puis je me rendis compte de l’étrangeté de la situation. L’inconnue m’adressait un regard doux-amer accompagné d’un sourire moqueur. Quant à moi, j’ignorais quelle attitude adopter. Qu’est ce que je faisais là au juste ? Mon assurance s’était envolée avec ce parfum. Démuni, je me contentais de fixer cette mystérieuse jeune femme, le visage troublé voire décomposé.
Qu’est-ce qui m’avait pris exactement ? Je sentis une sorte de chaleur me monter aux joues. De la honte. Ah comme c’était ridicule ! Je me mis aussitôt à balbutier des excuses.


-…hm...Pardonnez-moi…je…je ne sais pas ce qui m’a pris.

Machinalement je posais une main sur mon front. Etais-je devenu fou, ou bien étais-je malade ? Si mes propre actes me devenaient inconnus et insensés alors c’était bien le début d’une folie. J’en étais profondément perturbé. Cela ne me ressemblait absolument pas. Soudainement ce fut comme si une main s’était mise à chercher quelque chose dans mes entrailles, retournant tout sur son passage. La honte, l’embarras, l’incompréhension, le doute….Tout ça en même temps. Je croisais mon reflet troublé dans une flaque. Une ombre apeurée. Je ne comprenais rien à ce qu’il m’était arrivé .

-Qu’est ce que……Je….., je relevais les yeux vers l’inconnue, les baissais de nouveau, incapable de soutenir son regard.

- Vous…ne devriez pas rester comme ça sous la pluie.,dis-je d’une voix tremblante.

Presque qu’en même temps que je prononçais ces mots, sortis de nulle part, j’enfonçais mes mains dans mes poches et d’un pas rapide, je fuyais de nouveau. Ma silhouette se dressant contre la pluie et le ventl, avec le seul désir de disparaître.
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Aya Hoshi
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Mer 21 Oct - 10:39

    [Alarme incendie pendant que je tapais mon poste --"]

    Les humains sont faibles. Les illusions les mènent au bord du gouffre, et naïf ils nourrissent les entrailles de notre Mère, la Terre. Ils tombent dans l'éternel vide, condamnés, aveuglés de leurs sottises. Je me souviens encore du sang, de ces flaques vermeilles où git leurs corps sans vie. Deformés par la douleur, leur visage torturé dans un dernier rictus implorait la Mort d'une dernière chance... Nous avons tous des moments qui nous marque. Et voici un de ces instant qui surgit de mon esprit. Dure réalité qui me semble si normale après tant d'années.
    Le temps était généreux, si j'ose dire. Il ramenait la refléxion, la nostalgie, la mélancolie dans son élan. Frémissant légèrement sous mon manteau, mes mains blanches et glacées réajustèrent avec soin mon vêtement, sans quitter du regard le jeune homme. Celui-ci qui était pourtant si près, semblait être si loin de moi. Je sentais le gène que j'avais causé auprès de l'inconnu, mais je restais interdite malgré tout. A travers le crépitement de la pluie, ces mots furent noyés. Engloutis par la vivacité de l'orage, très peu de mots furent arrivés jusqu'à moi. Un éclair fendit le ciel et le tonnerre surgit deux secondes après. Ce spectacle détourna mon attention.

    Et voilà qu'il fuit après avoir lancé sa dernière phrase. Ses pas résonnent sur le béton humide et s'éloignent peu à peu. J'hésitais à l'interpeller. L'embarras que je lui avait causé intentionnellement me perturba un peu.

    - Attendez !

    Mais seul un vague bruit sortit de mes lèvres. Incrédule de la faiblesse de ma voix, je ne tenta pas une deuxième fois de l'interpeller. Il y avait bien trop d'agitation pour qu'il puisse m'entendre après tout. Alors, je l'ai poursuivi en courant. Evitant les quelques flaques d'eau sur mon passage. Arrivé à sa hauteur, je posa amicalement ma main sur son épaule droite pour l'arrêter. Et d'une voix confuse, je lui adressais ces quelques mots :
    - Hmmm.. Je suis désolé pour le gène que j'ai pu vous causez.



Dernière édition par Aya Hoshi le Sam 31 Oct - 19:40, édité 1 fois
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Léandre Ravenclaw
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Sam 24 Oct - 18:59

Disparaître et retourner dans le néant. Rejoindre les ténèbres et replonger dans ce marasme, reporter ce masque d’indifférence. Malheureusement c’était déjà trop tard : j’étais troublé. Troublé par ce visage, cette odeur éphémère, ce sentiment étrange, sans compter mon propre comportement. S’éloigner le plus vite possible me semblait être une bonne solution. J’avais toujours agi de cette façon. Incapable de faire face à mes craintes, mes doutes, mes hontes, incapable d’affronter ces sentiments bouleversants qui me sortaient de cet état tranquille de mélancolie.
La pluie ne cessait de s’abattre sur la ville, tandis que les éclairs fendaient le ciel, précédés par le grondement du tonnerre. On aurait pu croire que le ciel allait s’ouvrir en deux, et déverser toutes les eaux de l’univers par cette plaie béante. Ce ciel me rappelait mon propre ciel intérieur. La violence des éléments rappelait l’ardeur avec laquelle je m’acharnais à me persuader de ces mensonges.
Je ne pouvais rien entendre excepté le vacarme des gouttes de pluie, c’était tout juste si je parvenais à comprendre mes pensées, plus confuses que d’ordinaire. Je marchais assez vite, distançant l’inconnue pour me rendre vers un point inconnu. Je ne savais toujours pas où j’allais. Je n’ai jamais su où mes pas me mèneraient, ni hier, ni aujourd’hui et encore moins demain.

Tout ce que je voulais c’était être seul. Je voulais du temps pour réfléchir encore, je voulais partir et oublier cet endroit, une fois de plus. Je ne m’attendais pas à ce qu’une main vienne se poser sur mon épaule. De surprise, je me retournais brusquement. Mon étonnement ne fut que plus grand lorsque je croisais le regard de la personne qui venait de m’interpeller. Une peau de neige et ce regard d’un bleu abyssal. Je laissais échapper une exclamation surprise. Pourquoi me retenir alors que tout ce que je veux c’est partir ?
Un mince filet de voix s’échappa des lèvres de la jeune femme. Encore sous le choc, j’avais des difficultés à appréhender ce que signifiait les mots qu’elle prononçait. Elle…s’excusait ? De quoi ? Comme si cela pouvait bien être de sa faute…Mes iris jaunes-dorés se baissèrent nettement tandis que j’articulais un semblant de réponse.

- Non…c’est de ma faute. Ce n’est pas à vous de vous excuser. Je…je ne sais pas ce qui m’a pris. Pardonnez moi.

Je n’avais pas prononcé autant de mots depuis un moment. Et pourtant, toujours ce sentiment de honte. J’émis un soupir, d’impuissance. Qu’avait-elle bien pu penser de moi ? Un homme qui s’approche d’une jeune femme seule, comme ça… Qu’aurais-je bien pu faire, si je ne m’étais pas miraculeusement « réveillé » à temps ? Mes poings se serrèrent dans mes poches, rien que d’y songer. Nerveusement, je me mordis la lèvre inférieure et détournant la tête, j’ajoutais douloureusement :


- Je n’avais pas l’intention de vous faire du mal, ni de vous faire peur

Quel genre de personne suis-je au juste ? Vous auriez mieux fait de ne pas me rattraper. Je n’en vaut pas la peine. En fin de compte je ne suis pas quelqu’un de bien. Partez-vite, rentrez chez vous, en sécurité, au lieu de rester là, sous la pluie…C’était tout ce que je voulais lui dire. Mais en grand névrosé que je suis, ces mots n’ont pas pu franchir mes lèvres. Je suis resté debout, l’air piteux, à fixer le béton et le bout de mes chaussures humides, en sentant l’eau couler le long de mes cheveux. Je murmurais à moi-même

- Mais que faisiez vous sous la pluie…?
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Aya Hoshi
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Dim 1 Nov - 8:03


    Chaque goutte qui percute le béton est un son. Il s'échappe dans un écho lointain, il se perd dans les mouvements du temps et disparaît subitement. Mes capacités en tant que vampire me permettais d'analyser la moindre vie, le moindre bruits aux alentours avec tac, même les battements de cœur d'un être humain non loin de moi n'était pas un secret. Mais je n'écoutais guère, je privilégiais les gestes et les mots comme tout personne dite "normale". Celui-ci se retourna brusquement suite à mon intervention. J'aurai peut être dû le laisser continuer sa route et moi de même prendre la mienne. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai pris la peine de l'interpeller.
    J'écoutais ses paroles brièvement. Il s'excusait... J'esquissais l'ombre d'un sourire. Les charmes odorants de mes roses avaient bien causé des troubles. Mais je restais interdite au sujet d'elles. Il y a des choses qui se disent et d'autres pas, et cette vérité ne sortira jamais de mes lèvres, du moins je le pense. Songeuse, mes yeux se perdent sur les murs gris qui m'entourent. Et pour finir, il murmura quelque chose que je compris à peine.


      - Je vous crois... Ne vous excusez pas pour une chose que vous ignoriez... déclarai-je d'une voix froide après un bref moment de réflexion.

    Mon regard revient sur le mortel. Puis subitement je changeais radicalement de sujet et de ton, ne laissant aucune parole prendre place à travers mon chemin :


      - Certains aiment admirer le beau temps, je marquais une pause puis je repris d'un ton malicieux, mais d'autres préfèrent le mauvais temps. Je fais partie de ces êtres aux goûts excentriques tout simplement... Mais vous qu'est ce qui vous amène dehors ? demandai-je alors que celui-ci fixait le sol.

    Mais puisque je sentais que cela ne mener à rien, j'hésitais à dire quelque chose de plus. Embarrassée, je passais une de mes mains dans ma chevelure dégoulinante d'eau, délogeant la rose brièvement de son emplacement d'origine. Mes canines acérées effleurèrent ma lèvre inférieure. Je sentais si bien leurs pointes rien qu'à l'effleurement, une perle de sang s'échappa que je me hâtais d'essuyer du bout des doigts.
    La pluie battait le béton, le vent délogeait les arbres de leur tenue d'automne, le ciel assombrit enveloppé les étoiles, toujours toujours, un déluge semblait se déversait sur la ville et ces alentours. Les caniveaux débordés peu à peu... Devrais-je rentrer ?
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Dim 1 Nov - 21:31

Sa voix possédait un timbre intemporel, et malgré le vacarme qui nous entourait, je percevais ces mots distinctement. Sa voix était aussi froide et me paraissait aussi insensible que l'eau glacée qui en coulant sur mon visage, me faisait frissonner. Si elle n'éprouvait aucune sorte de sympathie, pourquoi être revenue jusqu'à moi ? Tu réfléchis trop, Raven, ton imagination risque encore de te jouer des tours. Sur cette remarque sèche, je gardais les lèvres closes. J'avais déjà laissé échapper trop de mots. L'inconnue en revanche, semblait posséder une maîtrise de son langage, pesant chacune de ses paroles. Du moins, c'était l'impression que j'avais.

Fixant le sol, toujours repentant, le son de sa voix s'éleva jusqu'à mes oreilles.Un peu plus vivant, beaucoup moins glacial. J'aurais pu sourire. Quelle étrange conversation dans une telle étrange situation. Cela n'arrangeait pas grand-chose à mon malaise. Dans un effort colossal, je quittais des yeux les flaques troublées par la pluie. Le coeur n'y était pas vraiment. Je ne voulais pas prendre le risque de la regarder encore. Une fois de plus, mon esprit sembla s'enfuir loin de moi, pour éviter tout affrontement. Lâche. Ne m'abandonne pas. Comme j'aurais voulu prendre mes jambes à mon cou ! C'était sincèrement tout ce que je désirais. Malheureusement...Ce n'était pas aussi simple. Cela aurait été grossier de ma part alors que j'avais encore tant à me faire pardonner. Fuir aurait été mal, vraiment.
Elle me demandait ce que je faisais ici. Me méprenais-je où s'agissait-il d'une question un peu hors-de-propos, une question tellement banale dans des circonstances qui ne le sont pas. Néanmoins, je trouvais le courage de relever la tête, sans pour autant affronter directement son regard.


-L'appel de la nuit, répondis-je sobrement, en économisant mes mots.

Je doutais qu'elle puisse comprendre quelque chose aux instincts primaires d'un oiseau de mauvaise augure mais puisqu'elle prétendait être quelqu'un d'excentrique...


- Et vous ? lui demandais-je, retrouvant une certaine assurance dans la mélodie de mes mots.

Mes iris jaunes sondèrent les siens durant un bref instant. Une victoire éphémère.J'avais du mal à soutenir son regard et mes pupilles dévièrent aussitôt sur un autre sujet. La fleur dans ses cheveux. Cette maudite rose au parfum envoûtant...Je l'avais à peine remarquée auparavant. A ce moment là, un éclair fendit le ciel, frappant la terre non loin de la ville. Pendant un bref instant, cette lumière divine inonda le visage de l'inconnue, dévoilant un aspect pour le moins extraordinaire. Moment fugace où j'avais entraperçu - sans le savoir - ce manque d'humanité sur ce visage, cette pâleur diaphane qui aurait dû d'avantage me mettre sur la piste.
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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Mer 4 Nov - 11:29



    Les vampires sont des morts-ambulants. Mon corps n'est qu'un cadavre où le sang ne s'écoulera jamais, je suis morte depuis la naissance à vraie dire. Mon cœur n'a jamais battu dans ma poitrine, il est figé dans le temps. Je suis une sang-pure après tout. Mon regard s'attarde sans le savoir sur mes mains d'une pâleur translucide. On croyait voir travers tant la peau était fine, mais je ne vois qu'une main cadavéreuse à la chair rongé intérieurement. J'enfouis mes mains dans les vaste poches de mon manteau. Je lève les yeux sur l'inconnu. 'L'appel de la nuit' avait-il répondu. Je ne cherchais pas à avoir une réponse plus précise. Après tout c'était une réponse, peut être un peu courte, mais cela me suffisait amplement. La question revient à moi. Je pris un court moment pour préparer ma réponse. Que pourrai-je bien répondre... Je suis dehors parce que m'a journée commence à peine. Je ne travaille que de nuit, je n'aime pas le soleil, il irrite mes sens, mes capacité, ma vision, mon corps de ses rayons UV. Ceci n'est pas une réponse très rationnelle pour un humain. Je pris la disposition de lancer autre chose :
    - Insomnie... Je n'ai pas trouvé le sommeil nécessaire... J'ai beaucoup de mal à m'endormir... Dis-je d'une voix un peu éperdue.

    Ce que je venais de dire n'étais pas vrai. Ce n'était qu'un mensonge, mais je ne pouvais pas faire autrement. Pendant un moment je n'avais même plus fait attention au temps. J'essuyais les gouttes qui coulaient sur mon visage d'une revers de manche.

    - Peut être qu'il vaut mieux que je vous laisse... murmurai-je.

    Ce n'étais pas difficile de ressentir le gène que je causais. Il valait mieux que je m'en aille, que je profite de ma soirée comme d'habitude. Je lui lance un dernier regard avant de tourner le dos et de lancer un bref au revoir.

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MessageSujet: Re: Sonate à l'Orage [Pv Léandre]   Ven 6 Nov - 20:41

Cette pseudo-révélation spectrale n'éveilla aucune alarme en moi au premier abord. Encore un peu secoué, je ne faisais plus confiance à ce que mes yeux voyaient. L'appel de la nuit. Une réponse simple mais pas aussi énigmatique qu'elle peut en avoir l'air. L'appel de la nuit...Aussi complexe à définir que le goût du sel pour quelqu'un qui n'avait jamais mangé que du sucré. Il s'agit d'un instinct un peu particulier. Parfois, j'ai l'impression que la nuit me parle, que ses milliers d'étoiles me susurrent des paroles douces à l'oreille. Rejoins-moi. Je n'ai jamais éprouvé un sentiment de tel sérénité autrement qu'en volant dans l'éther ténébreux. Bien sûr, la journée et se chauds rayons de soleil possèdent également leurs charmes, cependant...Rien de semblable à l'atmosphère feutrée et secrète de la nui qui m'offrait un doux refuge dans ma mélancolie. Je ne pouvais résister à son appel.
Mon interlocutrice sembla perdre de sa superbe lorsque je lui retournais la question. Enfonçant soudainement ses mains dans ses poches, elle répondit que l'insomnie en était la cause. Bien qu'elle fût très pâle, il ne m'avais pas semblé distingué des cernes sous ses yeux azurés. Toutefois, je n'osais m'en assurer, de peur d'être troublé par l'intensité de son regard.

Je n'ajoutais mot, acquiescant simplement de la tête pour lui signifier que j'avais compris. Nous ne tenions donc, comme deux idiots sous cette pluie battante, alors qu'un silence de plomb s'installa. Je réfléchissais en silence quand sa voix revint à mes oreilles.
Elle tourna les talons en lançant un aurevoir. Les yeux toujours légèrement baissés je murmurais.

- Aurevoir...

J'aurais aimé ajouter quelque chose à cette phrase quand mes lèvres s'arrêtèrent. Je ne connaissais pas son nom. Je ne savais rien sur cette jeune femme. Et pourtant...ce que j'avais fait tout à l'heure...était-ce vraiment de la folie ? Je relevais les yeux sur cette silhouette qui se détournait de moi. Une de plus. Je répétais :

-Aurevoir...inconnue sans sommeil.

Je restais planté sous la pluie, sans même empêché les gouttes de rouler sur mon visage, fixant de mes yeux jaunes la silhouette presque tremblante de cette jeune femme, qui finissait par se perdre parmi les gouttes de pluies. Comme une de leur soeurs.
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