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 Après l'averse... [Clos]

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Aya Hoshi
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MessageSujet: Après l'averse... [Clos]   Lun 3 Aoû - 17:48


    Il y a des gestes que j'ai regretté et d'autres que j'ai apprécié de ma personne. Mais celui-ci, j'ignore. C'est vague, difforme, flou... Dans quoi je me fourre ? Le besoin d'un nouvelle vie m'a conquise. Autrefois, j'enchaînais les fêtes sans m'arrêter, enfin plutôt jusqu'à l'aube. Ma vie, c'était de semer le trouble, de jouer la provocante, les strass, les scandales, de connaître aucune limite et seulement le plaisir d'exister. Mais là, j'ai l'impression de jouer la bonne sœur, je me sens un peu perplexe face à mon choix tordu.

    La nuit s'était abattue sur les environs de la ville. Bien que cela était censé me réjouir de l'atténuation du jour, je me sentis songeuse des événements qui allait s'enchaîner. Bientôt je gagna le pensionnat. Mais avant de franchir ce seuil, je pris le temps de me retourner, comme un signe d'adieu à mon ancienne vie. Je crois que je vais le regretter, mais il faut bien que je me lave de mes pêchés, bien qu'ils semblent impardonnables aux yeux des Dieux. Une averse perça les nuages et je ne réagissais pas vraiment à cette "douche" glacial que le Ciel partageait avec la Terre ainsi que moi. Moi, pauvre âme que j'étais, chancelante sur la pierre dure de mon avenir.

    J'ai poussé la porte en fin de compte, tout me semblait sombre jusqu'à que je lève le regard devant moi. C'était désert. Normal, l'heure de ma venue était tardive. Alors que je claqua doucement, j'en profita pour regarder le cadran de ma montre. 19h47, pas si tard en fin de compte. Mes cheveux humides tombaient en vrac sur mes épaules couvertes. La manteau, je l'avais négligé lors de mon voyage jusqu'à ici. Mais cette froideur me fit plus de bien que de mal, je ne regrettais donc pas. J'avais donc pris un emploi de surveillant à plein temps. Cela m'occupera et me donnera sans-doute une autre vision du monde actuel. Quelle étrange idée... Après avoir vécu dans la luxure, je voulais vivre comme les sœurs ?! J'étais confuse de mes raisonnements. Si bien que, je m'assoie au sol dos contre le mur. Attendant une venue quelqueconque...




Dernière édition par Aya Hoshi le Dim 16 Aoû - 16:31, édité 1 fois
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Acony Lanchester
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MessageSujet: Re: Après l'averse... [Clos]   Mar 4 Aoû - 10:24

Un monde entier se dessinait pour moi. Il ne me fallait qu’un doigt traçant un horizon que j’imaginais tout proche. Aujourd’hui, il faisait très beau. C’était un grand jour. Très, très grand jour. J’étais curieuse de tout et vive. Toujours silencieuse, mais de bonne humeur. Je n’avais pas eu de vision. Je ne savais pas ce qui allait m’arriver. Et tout cela me mettait en joie. Si les Humains cherchaient à se rassurer en sachant leur futur, moi, je trouvais cela épuisant. Peut être parce que j’avais longtemps cherché à savoir si j’arriverai quelque part. Et puis, j’ai cessé de me poser sans cesse la même question. « Pourrais-je habiter avec ces gens là ? » Non, Acony. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas parce qu’ils ne sont pas d’accord. Allez viens. Nous repartons. Voilà, durant longtemps j’ai connu la même chanson. Alors j’ai cessé de chercher à savoir. J’ai cessé de me torturer pour connaître mon futur. Depuis, cette chose me devenait douloureuse et fatigante. Elle devenait un véritable fardeau, comme vexée d’avoir été négligée. Vous comprendrez donc qu’un matin sans vision était un véritable cadeau.

Certains jours sont comme tombés du ciel. Chaque futilité du quotidien semblait m’intéresser et même me plaire. L’oiseau qui s’était perché sur une branche de l’arbre non loin de ma fenêtre m’avait bien volé une demi-heure de ma journée. Ainsi, je ne vis pas le temps passer, m’arrêtant à chaque pilier de chaque couloir, admirant chaque buste de bronze de chaque escalier. Je ne savais pas vraiment où j’allais, ni dans quelle condition j’allais arriver. Mais je trébuchais à chaque pas, regardant un peu partout, découvrant le pensionnat. Je lisais l’édifice, l’apprenait par cœur et tournant sur moi-même pour tout savoir.
Je finis par tomber, bien entendu. Je ne faisais plus attention à rien. Je tombais sur mes fesses osseuses, comme une poupée. Je ne regardai plus rien, le vide, le trou qui se formait sous mes yeux. Assise seule au milieu d’un énorme couloir, j’étais perdue. Quand ? Où ? Pourquoi ? Bof, il n’y avait pas grand intérêt à savoir tout ça. Pourtant, cela me semblait primordial. Alors, pour commencer, j’ai tiré d’une petite poche de ma robe une montre à gousset. Finement gravé, un lys se faisait sentir sur le bout de mon index rachitique. Pauvre petite poupée que j’étais. J’avais beau porter le plus beau des symboles de la puissance royale, j’étais laide comme une paysanne et ne savait même pas d’où je venais. La petite montre si délicate et pourtant si lourde affichait dix-neuf heures cinquante. Mon regard se releva, croisant au passage mes genoux à l’air libre et un bout de ma cuisse, révélée par ma robe relevée. Honte. Je me suis redressée rapidement en tirant sur la robe, comme mordue par une douleur soudaine. Et puis j’ai descendu les escaliers. Ils n’étaient pas bien loin, puisque j’ai fait quelques pas avant de les apercevoir. Depuis ce matin déjà, j’entendais mes pas chanter leur unique mélodie délicate. Comme une boite à musique. Une mélodie si sèche, et pourtant si puissante. Les marches se succédaient inlassablement, comme une vague de marbre dans une mer bien trop grand pour encore les reprendre.

Je suis arrivée dans le hall. Je n’avais maintenant plus envie de rien. Peut être que sortir me ferait du bien. Ah ? Il pleuvait ? J’étais pourtant persuadée qu’il faisait beau. L’oiseau de ce matin… Il chantait sous un grand soleil. Et lorsque je voyais les bustes et les colonnes, tout était joyeusement illuminé de rayons jaunes et chaud. Alors j’ai tendu la main, et mon index a tracé trois lignes. En passant de la porte, une ligne vers la gauche, une ligne au milieu et une ligne vers la droite. Voilà, en bas de l’escalier, il faisait très beau ! Un grand soleil réchauffait la ville. J’avais oublié l’heure qu’il était. J’avais aussi oublié que le pensionnat n’était pas beau. Juste immense. Mais partout, mon indexe dansait et embellissait les lieux. J’étais ravie, alors, quand je faisais ce que personne ne faisait jamais. La plus illuminée, ici. J’étais bien la plus illuminée des folles.
Et puis, je suis sortie. Enfin, mon esprit est sorti. Mon corps, lui, est resté sur la plus haute marche de l’entrée. Mon esprit s’est assis sur la branche d’un arbre près l’avoir facilement escaladé. Mon corps s’est assis sur sa marche après avoir frissonné. Mon esprit a cueilli un fruit. Mon corps a remis en place une mèche de cheveux. Mais ni mon esprit, ni mon corps n’avait vu cette femme, derrière. Une vieille poupée, abîmée déjà, et usée. Je ne savais pas où elle était allée, puisque je ne la sentais pas. Elle était bien derrière moi, mais semblait disparue, déjà morte, et déjà trop utilisée. Impossible à voir ni a sentir. Secrète. Une femme poison, sûrement.
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Aya Hoshi
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MessageSujet: Re: Après l'averse... [Clos]   Mar 4 Aoû - 15:39

[Pas génial comme poste, j'espère que sa ira Wink]



    Le silence m'entourait de ses bras, me coupant ainsi du monde réelle. Chaque sons que j'entendais se décomposer minutieusement, ils s'étendaient comme des montagnes. Des colosses de la nuit des temps au pics irréguliers. Et puis, ils s'éloignent en écho, loin de moi et pourtant la vibration si près de mon cœur mort. J'ouvris mes yeux. Ou plutôt mon esprit au décor qui surplombait mon corps de marbre. Les ombres s'estompaient, ils se fondaient dans l'obscurité. Le jour s'était vêtu de noir, une parure de deuil qu'elle nous faisais office chaque soir. Berçait par l'éternel solitude que je partageais avec le Temps, j'observai le sablier de ma vie. Ce verre noueux, aux éclats de rubis.

    Quel sablier ? Il n'y avait rien devant moi. Mais mon esprit était cette ce sablier en cristal, cette œuvre démoniaque qui partageait mes gestes, mes envies, mes pêchés, tout ce qui constituait mon existence. Chaque grains tombés ou trésors enfouis étaient des souvenirs que la rivière emportait. Et puis j'allais les repêcher quand l'envie me prenait. Ils flottaient à la surface de mon âme. Inlassablement, pris sous un doux courant. Mais aujourd'hui, cette même rivière est déchaînée. Elle engloutit avec férocité ces instants dorées. Mon esprit est troublé, les mots me manquent, les souvenirs défilent, mes raisons sont infirmes...

    Je ne comptais plus le temps et pourtant le cadran affichait 19:55. Seulement quelques minutes et déjà je souffrais de cette interminable soirée. Perdue, j'observais les lieux avec une lucidité soudaine. Mon regard de glace percuta une silhouette frêle dans le hall. Une jeune fille pour être plus précise, une âme un peu transparente à mon goût d'ailleurs. Elle était en haut des marches, assise avec un air d'absence. Je me leva tout en m'appuyant contre le mur terne au toucher. Abandonnant mes quelques affaires pour marcher d'un pas douceâtre au pied de l'escalier.

    Mes talons résonnaient à peine dans le hall, alors que le rythme que je j'entamais le pas d'un ton aérien et cadencé. Il finit par s'éteindre au bout de quelques pas, dans un écho faible annonçant ma destination. J'observais sans montrer ma curiosité cette étrange personne. De mon nez, l'odeur de celle-ci n'avait rien de commun. Un parfum qui n'était point celui d'un mortel, mais une odeur si particulière et mystérieuse. Je sentais de l'incompréhension.

    " Bonsoir... "

    Murmurai-je faiblement mais assez fort pour que mes paroles viennent à son oreille. L'odeur sucrée de ma voix se répandit dans la salle comme un venin dans un corps. Mais ma morsure n'était pas mortelle. Elle était juste un avant goût de celle que j'étais. Je leva mes yeux, un regard sans émotion l'observait. Ce "Lys" est sec. L'eau n'est pas présente dans ses veines, une impasse, un défaut depuis les graines jusqu'à la fleur déjà morte ? Il est assoiffé mais il reste figé dans cette éternelle apparence. C'est étrange. Peut être que le son de sa voix m'indiquera plus d'informations ? C'est ainsi que j'identifie les gens. Sous des pétales et des odeurs floral, des noms sauvages, des sensations... J'aime cette vision que j'entreprends des personnes que je croise.






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Acony Lanchester
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MessageSujet: Re: Après l'averse... [Clos]   Mar 4 Aoû - 17:02

[Tout est très bien ! J’avoue que mon post n’était pas non plus très, très inspirationnel ! Celui qui suit n’est pas terrible non plus, excuse-moi :/]

Bonsoir. Tout commence toujours par une formule de politesse. Les grandes réunions, les appels, les discours, tout a besoin d’une entrée en matière distinguée. Pauvre de moi. Je détestais tous ces petits mots hypocrites et courts. Bon appétit. Je mangeais le fruit que mon esprit avait cueilli. Mon corps, lui, s’était contenté de se retourner lentement vers celle qui le troublait dans sa méditation. Finalement, mon esprit est revenu à moi, me rendant ma voix, mes gestes vifs et mes mots. Je l’ai regardée, sans me relever, en me taisant. Mon regard s’est planté dans le sien. Finalement, cette jolie poupée avait un regard bien plus vivant que le mien. Entre nous deux, c’était bien moi la plus morte. Et j’avais beau enfoncer mes yeux un peu plus loin dans les siens, rien n’y faisait. Rien ne me rendrait plus vivante aux yeux de personne.

Il s’est écoulé du temps, avant que je ne remue. Je ne sais pas si ce fut long ou extrêmement court, mais il fut difficile à supporter tant le silence qui nous emprisonnait était lourd. Il pressait contre nos cous ses notes fragiles, traversait notre peau en perçant nos poumons, nos cœurs et nos muscles. Je suffoquais de mon absence de réponse et mourrai de son absence d’insistance. Il aurait fallut que je parte, mais à la place, j’ai lancé quelques mots, les premiers qui venaient à mon esprit de retour chez lui. Je ne sais pas pourquoi ils furent les quelques élus, mais je ne pouvais le nier. Ce fut la seule chose qu’il me fut possible de faire. Quatre misérables mots innocents qui traduisaient alors ma fatigue et mon impuissance.

« Fruit. Marche. Arbre. Frisson. »

Ce fut tout. Elle me semblait bien triste, et bien déconcertée face à un être tel que moi. Je sais, jeune fille. Je sais que tu t’attendais à quelque chose d’autre qu’un monstre déguisé en petite fille. Je sais que tu aurais tant voulu rencontrer quelqu’un de normal. Je sais aussi que mes mots te chamboulent. Deux à deux, ils rassemblent tout ce que j’ai pu vivre avant que tu ne viennes. J’aurai aimé dessiner un sourire sur mes lèvres sèches. Et puis, j’aurai beau tendre mon indexe vers ton visage et enlever cette expression de déception, elle ne ferait que revenir. Mais tu sais, je ne peux plus y faire grand-chose. J’ai du mal à vivre encore. Pourtant, je n’ai pas le choix. Tu ne pourras peut être pas me comprendre. Mais, bon, ce n’est pas très grave.

Mon visage s’est déchiré. Mon expression neutre s’est brisée. J’ai grimacé quelque chose. Les gens pourraient croire que je me retenais de pleurer. Où alors que j’endurais une terrible souffrance. Mais non, je tentai juste de sourire. Mais mes lèvres se tordaient de manière ridicule, en me défigurant. C’est pour ça que je n’ai pas insisté. Très rapidement, mon visage a repris son habituelle expression morne et vide, et mon corps s’est retourné vers le monde extérieur. J’ai laissé mon regard fuir la jeune femme, et se planter sur chaque brin d’herbe, l’un après l’autre.
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Aya Hoshi
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MessageSujet: Re: Après l'averse... [Clos]   Mar 4 Aoû - 20:28

[C'est pas grave, le poste est bien =D j'ai réussi à faire quelque chose xD]


    Alors que j'observai la jeune fille, je me sentis pas vraiment du genre mal, ni point rassuré, mais plutôt d'un sentiment de curiosité et de dégoût. Un mélange étrange que j'avais concocté, bien que mon visage cachait ces sentiments sous un masque vierge. Blanc comme innocent. Je pensais que les humains étaient les plus étranges créatures que j'avais rencontré jusqu'à là. Mais je me trompais. Il y avait une chose qui me le prouvais. Cette jeune fille. Une apparence si frêle mais qui semblait cacher une nature si excentrique. Bien que j'ai voyagé et rencontré maintes personnalités et sangs différents, j'étais tombé sur une race que j'ignorais. Je ne cherche pas à faire la classification des races pour mon comble, non, ce n'étais que de la pure et simple curiosité qui m'était parvenue depuis peu. Elle croisa mon regard, une onde de surprise s'installa dans mes pupilles pâles. Alors que le grande aiguille de ma montre défilait inlassablement à travers le temps, un court moment passa entre nous. Juste quelques petites secondes avant que celle-ci déclare quatre mots.

    Quatre mots que mon oreille avait perçu et un regard d'incompréhension en guise de réponse. Fruit - Marche - Arbre - Frisson. Voilà une chose de déconcertante une fois de plus. Mais j'essayais de les manipuler pour donner un sens à ces brides de phrases. Mon esprit se tortura un peu pour éclaircir ce mystère. Le fruit et l'arbre l'a fit tourné vers le monde extérieur. A travers la fenêtre, elle percevais de loin des ombres noueuses, des géants à l'écorce lacéré, trempant sous l'humide temps que le crépuscule nous donnais. Une vision froide du monde, mais que j'appréciais pour la simplicité et les caprices du ciel. Mais le temps était sombre, ainsi que mon esprit et ces mots me donnais du fils à tordre. Alors je les garda tout simplement dans un coin de ma tête. Un peu comme si je classais un souvenir dans un tiroir pour le retrouver plus tard. Pour mieux le comprendre... Ou encore moins. Celle-ci esquissa une drôle de grimace. Et puis silencieusement la jeune fille s'était donc tourné vers dehors.

    Mon regard s'adoucit quittant ainsi mon air gêné par cette présence peu commune. Subitement, mes très donnaient un aperçu plus vivant. Je quittais le masque vierge pour revêtir celui d'une âme plus à l'aise. Bien qu'il était difficile à croire que je l'étais. Alors, je monta une marche, puis une seconde... Mes pas étaient silencieux. Un peu comme un loup cherchant à se fondre dans son environnement. Mais ce n'était pas mon but et j'escaladais toujours avec cette légèreté et cette grâce naturelle que je faisais preuve dans chacun de mes mouvements. Mais mon corps, mon âme s'arrêtèrent au milieu de l'escalier. Je m'étais dit qu'il fallait s'arrêter ici et reprendre un peu plus tard. Mais avant d'atteindre le sommet. A mi-parcours, je pris la parole:


    " Mon nom est Aya, je suis ici en tant que surveillante."


    Je trouvais ma présentation pitoyable, mais qu'importe je fais un pas. Un pas vers le néant sans doute. Mais si j'avais pris les mots sans attention, c'est qu'il y avait une attention derrière.


    " Je dois avouer que l'être que tu es me surprends. Tes gestes, les quelques mots que tu as dis font de toi une personne anormal. Pourtant moi qui possèdent autant d'orgueil envers les races diverses et personnalités étranges, j'ai l'admiration et de la crainte... Qui es tu ? "


    Quel est donc ce discours qui sortit de mes lèvres, entre mes crocs en ivoires, mes canines aiguisées ? Je n'avais sût quoi répondre. C'est ainsi que je poursuivais, sous des mots un peu précipités.
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Acony Lanchester
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MessageSujet: Re: Après l'averse... [Clos]   Ven 7 Aoû - 4:27

[Désolée j’ai pris du retard, j’étais pas « en forme » --‘ J’espère que tu arriveras à faire quelque chose avec… Ca !]

Aya. Ce n’était pas de chez moi. Je ne connaissais pas. Je devais m’en méfier. Pourtant, cette fille avait, chez elle, quelque chose de troublant, qui me mettais étrangement en confiance. Immortelle ? Impossible, elle n’aurait pas eu cette fraîcheur si propre à l’Humain actuel. Mais alors… quoi ? Je savais parfaitement qu’elle n’était pas Humaine. Ou alors il me fallait rattraper des heures de sommeil qui, pourtant, ne me manquaient pas. Me frapper la tête contre les murs. Me murer dans la folie. Les yeux révulsés. Le corps secoué de convulsions. Les mots sortant de mes lèvres tels des incantations machiavéliques et déplacées. Je me trouvais, mentalement, dans ce cas de figure. En quelques minutes, oui. Acony. Doux nom de souffrance, lourd à porter, facile à convaincre. Je n’en pouvais plus de ne pas savoir, de ne pas comprendre. Je perdais encore toute humanité à cause d’une simple personne inconnue.

Comme ce jour là…

Je me suis repliée. Physiquement. Mentalement. Je me suis enfoncée dans un lac de silence. Je me suis noyée. Il est entré dans mon corps, passant par ma bouche et mes oreilles. Perforant ma peau. Douleur, souffrance, je ne pouvais connaître que trop bien ces sentiments affreux, et pourtant plus vieux que moi, et que tout autre immortel. Le silence, à nouveau. J’avais peur de savoir à qui j’avais affaire, comme si mon orgueil m’empêchait de la connaître mieux. Je n’avais jamais été très douée pour faire de nouvelles rencontres, en général des gens que je voyais une fois, et puis qui m’oubliaient. Adieu, Acony. Tu vois, ma belle. Tout le monde va t’oublier. Tu n’auras jamais marqué la vie de personne. C’est pour ça que tu es aussi étrange ?
Je me demandais si ma folie venait du fait que je voulais être reconnue. Sur une photo, dans un livre, ou même dans la mémoire des gens. Même un « Ah ! » de souvenir me ferait plaisir. « J’ai oublié qui c’était, mais je l’ai déjà croisée, elle !» Ce serait bon, agréable à entendre. Mais je ris encore de ma stupidité d’enfant. Pourquoi serais-je sur une photo ou dans un livre. Et pourquoi la mémoire des gens me retiendrait, moi, Acony. On oublie mon nom qui, étrangement, devient vite trop familier. Trop entendu. Trop connu. On oublié pourtant pas les gens aux noms habituels. Mais le mien est un mot, accordé à ma personne. Horreur.

Sur ma marche bien trop grande pour moi, mes genoux ont rejoins ma poitrine. Mon front à rejoins ma poitrine. Mes mains ont rejoins mes poignets qui, eux, ont rejoins ma poitrine. Tout semblait être attiré par cette chose étrange, qui faisait du bruit. Beaucoup de bruit. Trop. Il devait se taire. J’attendais qu’il se taise. De nombreuses fois j’ai cru qu’il allait arrêter de battre. Mais il restait là, inlassablement, à hurler sa présence en moi. Pourquoi… ?
J’ai soupiré longuement, sans me desserrer. Je savais bien qu’elle était encore là, peut être inquiète ou tout juste surprise par cette gamine étrange qui ne parlait plus, après quatre mots lancés visiblement au hasard. Mais, Aya. Que veux-tu savoir d’Acony. Qui je suis ? Je ne suis rien. Je ne suis personne. Je ne suis qu’un monstre. Si c’est ça que tu veux savoir, trouve le toute seule. Tu ne crois pas que c’est vraiment douloureux, pour moi, d’avouer ce que je suis ? Torture, Aya. Saisis-tu ce qu’est une torture que l’on s’inflige à soi même, comme pour se punir ? Alors, pourquoi, moi, suis-je obligée de me torturer pour me comprendre, juste un peu. Alors que plus personne ne le fait vraiment. Cela fait des années que je me torture. Je ne te dirai rien, Aya.

Je m’évadais, incapable de rester sur cette marche plus longtemps. Mon esprit repartait pour l’arbre, incapable de le retrouver. Il dessinait dans le ciel pour retrouver le beau temps, en vain. La pluie était trop fort, les nuages trop bas. Et mon corps lui interdisait de fuir ainsi. De fuir une vérité trop lourde, que je m’efforçais difficilement de garder en mémoire. J’aurai pu appeler au secours, hurler ma peine et mon désarroi, rien n’aurait changé. Mon esprit paniquait, dehors. Je le voyais s’agiter. Larmes, convulsions, tremblements… Dieu, que cette époque était lointaine. Les mot m’avaient eue, mangée, consumée et jetée. Ils étaient bien plus cruels que les autres. Et j’avais beau m’en servir avec raison, ils ne cessaient de me tourmenter. Depuis ce jour…
Aya avait disparu, je ne voyais rien sinon mon ventre se replier en petits bourrelets stupides. Gonfle et dégonfle, crétin, et puis explose, gerbe tout ton contenu et laisse moi crever. Regarde. Même mon propre esprit me fuit, maintenant. Que puis-je faire ? Tant pis, va. Je vivrai seule, et me laisserai mourir.
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Aya Hoshi
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MessageSujet: Re: Après l'averse... [Clos]   Dim 16 Aoû - 15:10


    Puisque le Silence était Roi, j'étais le valet. Et pliée par les lois d'une ambiance muette, j'ai pris la peine de tourner les talons pour rejoindre mes affaires. Une valise noire et suspecte traînait en plein milieu du hall. C'était la mienne. Il y avait le nécessaire. Rien d'anormal, ou presque. Vous trouverez cela sans doute déconcertant, mais sa survie en dépend. Un peu de sang frais dans une poche transparente, soigneusement calée entre la trousse de toilette et des toiles sombres repassée. Un vampire se nourrit de sang. Je n'ai pas déjeuné depuis un mois. Mais les bons hôpitaux se font rare et la quête de nourritures légales est de plus en plus difficile. Je ne vais pas vous en faire un documentaire, rassurez-vous. Simplement une parenthèse sur cet "être" suspecte qui déambulait sous le masque d'une jeune femme.

    Je suis descendue. J'ai retrouvé le sol froid et dur du grand hall. J'ai jeté un regard dehors. Une fine averse s'abattait contre les carreaux. Le vent secouait les créatures figées dans la nuit, il déchaînait sa fureur contre le poil, la peau et l'écorce des vivants. Le ciel est épais. C'est un matelas gonflait de colère qui éclatera dans peu de temps. Pensif, je fixais la fenêtre. J'ai vu dehors. J'ai vu mon reflet. C'est une ombre frêle, élancée, des yeux de glaces, un peau immaculée, un corps figé dans la jeunesse, un esprit figé dans l'immortalité. Un moment d'incompréhension, des souvenirs étranges, un nom... A force de me torturais mentalement, un bouton de rose s'était développé. Comme un oiseau, il déplia ces ailes, mais resta sagement dans sa cage, posait sur mon épaule. L'éclat vermeil de ces pétales nouveaux attirait mon regard...

    Il est 20:30 exactement. Combien de temps suis-je restée ici à contempler mon fantôme ? Je l'ignore. Peut être 10, 20 ou 30 minutes. Ce sont des questions de mortels. Et je ne suis pas une humaine. Je me suis tournée vers le monde. Où plutôt vers le vide du hall. J'ai pris ma valise dans l'une de mes mains froides. Dans l'autre, un pétale de mon œuvre. Légèrement repliée sur le morceau de mon âme, frais entre mes doigts. Je me suis retournée. J'ai fixé un bref moment la jeune fille muette. Un simple coup d'œil ne témoignant point d"émotion, de sentiment. Tant pis, je prendrai la route. Je prendrai mon âme et mon corps pour traverser ma route. Tant pis, si l'orgueil a pris place entre les races. Tant pis si on daigne à me répondre. Sa réponse muette m'est suffisante. J'ai pris mes affaires. Mes pas résonnaient à peine sur le sol. J’avance dans le brouillard de la vie.

    La première personne que j'ai rencontré dans ce lieu était cette jeune fille. Pour moi, difficile de dire ce que je pense. C'est si confus. Un être excentrique, un être égocentrique, un être froid et réservé mais qui semble inoffensif. Rien de méchant, juste cet air éloigné que je vois quand je l'observe. Est-elle connecté sur la même fréquence ? J'en doute fort. Mais faire des constats sur si peu de choses amasser à l'heure est inutile. Je n'ai pas encore pris la sortie de ce hall. J'attends quelque chose. Mais ici, il n'y a rien. A part peut être cette ombre perchée sur les marches absente de vie. Bien qu'elle n'a pas cette odeur humaine ou même l'esprit si prévisible des mortels, mon orgueil s'affaiblit face à une personnalité hors du commun. La curiosité est-elle un défaut ? En 310 ans, je n'ai jamais rencontré d'âme aussi complexe. La curiosité est la graine. Elle fait naître l'arbre, les questions. La fruit est la réponse, le résultat et les graines la renaissance de cette chaîne... J'ai quitté la salle sans un bruit pour me glissai dans l'inconnu.


[J'ai mis du temps, voir énormément à répondre. J'avoue que j’ai eu du mal sur ton poste o.O Mais est ce la fin ? Oui c'est la fin.]
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